2017 sera ce que nous en ferons

Personne ne peut dire aujourd’hui ce que sera le résultat de l’élection présidentielle et encore moins des législatives en juin prochain. Nous vivons en effet un moment inédit de l’histoire politique de notre pays avec une offensive sans précédent des forces ultralibérales et réactionnaires, des millions de nos concitoyens qui ne voient pas ce que ces élections peuvent apporter de bon dans leur vie et une recomposition politique accélérée à gauche comme à droite.

affiche-pcf-france-commun-dugudus-8_0Les 5 années passées de pouvoir socialiste sont un échec cuisant à tous les niveaux et le représentant de cette politique ne franchirait pas aujourd’hui la barre des 10% d’intentions de vote, toute candidature à gauche qui ne romprait pas avec la politique menée durant 5 ans est condamnée à la défaite.

Plus on se rapproche du résultat de la primaire socialiste, plus le PS paraît au bord de l’implosion avec, dernier épisode en date, plusieurs voix gouvernementales s’élever pour dire qu’ils ne soutiendront pas forcément le candidat issu de la primaire. Sous entendu, ils soutiendront Emmanuel Macron qui affirme qu’il n’est pas de gauche, pas de droite, et avance à l’aide des médias sans que personne ne connaisse son véritable programme sauf quelques mesures libérales qui ne changeront pas la situation de 12 millions de pauvres, de 6 millions de chômeurs. Macron ne peut faire oublier qu’il a non seulement soutenu mais conduit cette politique dans ce qu’elle avait de plus libérale. Il est le candidat des groupes financiers et médiatiques, il est le candidat du système.

Il y a pourtant des motifs d’espérer. Je rencontre chaque jour des hommes et des femmes de gauche, des syndicalistes, des citoyens, militants associatifs, acteurs culturels qui cherchent, réfléchissent et se disent disponibles pour participer à un rassemblement qui porte une alternative politique et permette de battre la droite et le front National.

Certains se retrouvent dans la candidature de Jean Luc Mélenchon, les communistes ont lancé leur campagne autonome appelant à voter pour lui et développant leurs propositions.  Je rencontre aussi des écologistes des hommes et femmes de gauche qui s’interrogent, certains iront voter à la primaire socialiste dimanche, d’autres non. Beaucoup sont en recherche, attendent le moindre souffle d’espoir de voir surgir une possibilité de battre Fillon, Le Pen et Macron. Mais on ne gagne pas avec la seule ambition de battre l’autre.

Il est je crois possible de rassembler ces millions d’hommes et de femmes autour d’un projet qui affronte le coeur du problème : une autre répartition des richesses. L’argent existe, jamais notre pays n’a produit autant de richesses, jamais les actionnaires des grands groupes n’ont dégagé autant de bénéfices, jamais l’évasion fiscale n’a été aussi importante dépassant les 80 milliards d’euros. C’est bien la finance qui produit les régressions sociales, c’est à elle que Hollande s’est attaquée… le temps d’un meeting.

Il est je crois possible de rassembler autour de luttes pour l’emploi, de nouveaux modes de développement, une relance industrielle respectueuse de l’environnement, une agriculture qui fasse vivre les producteurs et permette de vivre mieux, de se nourrir tous et mieux. Il est je crois possible de rassembler pour des droits nouveaux, la sécurisation de l’emploi et la formation, la sécurité sociale, le droit à la retraite, la réduction du temps de travail. Il est possible de rassembler autour de la défense et le développement des services publics, des solidarités. Les besoins sont immenses : santé, éducation, logement, transports, aménagement du territoire, petite enfance, accès à l’eau, à l’énergie.

Et cela n’est possible qu’en ayant le courage d’affronter les intérêts des grands groupes, des banques. Créer un pôle public bancaire, engager une véritable réforme de la fiscalité, pour un impôt plus juste qui redistribue les richesses, s’attaquer à l’évasion fiscale sont des questions fortes de cette campagne.

Il est possible de rassembler autour des valeurs qui ont fait la grandeur et le rayonnement de notre pays, liberté, égalité, fraternité.

Il faut pour cela revenir sur les lois votées ces 5 dernières années, la loi Macron, la loi travail, la loi Touraine, mais aussi la loi Bachelot et les mesures engagées sous le quinquennat Sarkozy.

Il faut pour cela cesser d’être sur la défensive. La gauche n’a pu rassembler et se rassembler que lorsqu’elle est était tournée vers demain, à l’offensive, proposant un véritable changement de société. Cela concerne des contenus audacieux pour une autre politique et une conception ouverte, large et populaire du rassemblement.

Qui voulons nous rassembler ? Les jeunes, les salariés du public et du privé, les agriculteurs, les artisans, les travailleurs indépendants, celles et ceux qui luttent pour leur bureau de Poste, leur école, leur gare, leur train,leur commune. Celles et ceux qui refusent les discriminations, le repli sur soi, le racisme et l’obscurantisme. Celles et ceux qui ne se résignent pas.

Tout est fait aujourd’hui pour confisquer ces élections au peuple. C’est à chacun d’entre nous de se l’approprier, d’utiliser son vote pour bouleverser l’ordre établi, dire sa colère et son envie d’une autre politique.

Les communistes, avec d’autres, sont en campagne. Appelant à voter Mélenchon à l’élection présidentielle, ils appellent au rassemblement des forces politiques et citoyennes disponibles pour les élections législatives pour battre la droite et le FN et construire une nouvelle majorité parlementaire, un nouveau projet pour la France, la France en commun.

 

 

 

 

 

 

Publié par

slaborde

secrétaire départemental du PCF, adjoint au maire de Saint Denis de Pile et vice président de la CALI en charge de l'action sociale. Enseignant spécialisé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *