1fc8245b552820a76ef6ff715fc194fa-sebastio-salgado-educationC’est la rentrée. Après cette période de repos, il faut remettre le pied à l’étrier.

En tant qu’élu, ma reprise est faite depuis déjà une dizaine de jours que ce soit avec la CALI et l’action sociale, ou l’urbanisme et le logement à St Denis de Pile. Cette année verra plusieurs projets se réaliser. J’en parlerai sur ce blog, de ces petites ou grandes satisfactions, ou peut être aussi des déceptions que peut vivre un élu municipal ou d’une intercommunalité à l’heure ou le bloc communal continue d’être fortement attaqué par ce nouveau gouvernement. Fin des contrats aidés, suppression des aides de l’état pour certains investissements, baisse des dotations annoncée. C’est le premier échelon de démocratie et de vivre ensemble qui est attaqué en même temps que le mouvement associatif, sportif, culturel et d’éducation populaire.

Le secrétaire départemental et militant communiste que je suis est rentré le 15 août comme chaque année lors de la fête de Lamothe-Montravel qui accueille chaque année des centaines, voire plusieurs milliers de personnes avec son vide grenier, son repas gastronomique ou ses concerts, et bien sûr ses deux débats sur l’actualité du moment. Cette année, la réforme du code du travail et la reconstruction d’une majorité de progrès étaient au menu.

 

Le week-end dernier j’ai participé à l’université d’été du PCF. Je ne m’y étais pas rendu depuis 3 ans, et ça devrait être obligatoire d’y participer. D’abord parce que j’y ai trouvé une ambiance fraternelle et notamment avec des camarades avec qui dans la dernière période nous avons eu des affrontements sévères. Ensuite parce que nous vivons une période ou il faut se garder individuellement et collectivement de toute certitude et jugement définitif. Un moment de formation, c’est forcément une remise en question.

Enfin, l’enseignant rentre demain. Ce sera ma dixième rentrée au collège de Coutras, c’est pas rien. J’ai peu écrit et partagé de choses de mon métier sur ce blog, c’est un regret parce que c’est souvent un motif de plaisir et de satisfaction important pour moi.

Alors sans doute que mes billets cette année seront un peu plus personnels, centrés sur les petits bonheurs, les déceptions de la vie au travers de mes différents engagements. Sans doute que j’essaierai de donner à voir ce qui unit ces engagements et comment je concilie ceux-là, mes convictions, mes certitudes qui s’affrontent, se frottent, s’aiguisent ou s’émoussent à la réalité et ce qu’on appelle souvent la vraie vie.

Bonne rentrée à tous, et surtout à nous mes cher(e)s collègues qui commençons une année scolaire avec une certitude malgré les effets d’annonce de notre ministre : nous serons moins payés, et nous aurons moins de moyens pour travailler.

L’écolière de Sebastiao Salgado, photographe brésilien a sûrement dû gravir une montagne pour pouvoir s’asseoir à cette place et découvrir de ce pupitre le monde dans toute sa complexité. Elle en connait sans doute déjà un rayon de la complexité du monde. Elle, la fille de sans-terre à qui l’on refuse le travail, l’instruction et l’accès à la santé. Elle vit dans le Brésil des années 80 ou les milices des propriétaires terriens tuent, pillent, enferment, torturent. Mais elle est là, bien habillée et bien coiffée, parce que pour elle, la rentrée des classes, c’est un grand jour.