confinement jour 17 : retour sur la semaine

Bientot 10 millions de pauvres, et plus de 600 000 chomeurs de plus au dernier trimestre, c’est l’autre fiasco du gouvernement. Alors que l’emploi devrait être la priorité du gouvernement tant les besoins sont et seront immenses dans les mois et les années qui viennent, les mesures prises ne permettent pas de défendre l’emploi face à la financiarisation de l’économie.

LA patron du groupe Pfizer a vendu pour 5,6 millions d’actions lors de l’annonce très médiatisée de l’efficacité du vaccin qu’a trouvé le laboratoire américain. Une quarantaine d’autres études sont en cours, qui au lieu de coopérer se sont lancées dans une concurrence et une course effrenée. La question d’un pôle public européen du médicament se pose plus que jamais. Combien va coûter le vaccin ? qui y aura accès ? sera-t-il gratuit ?

L’espoir se négocie et se paie visiblement.

Sur le terrain les associations de solidarité témoignent de l’explosion de la demande. Réunies il y a 10 jours sur le territoire de la CALI, elles faisaient part de leur inquiétude : d’ici 15 jours, elles ne garantissent pas de pouvoir poursuivre l’aide alimentaire. Les CCAS communaux sont également très sollicités, la pauvreté explose, c’est une réalité. Le milliard promis par le gouvernement ne suffira pas, d’autant que le fond européen d’aide alimentaire n’a toujours pas été versé aux associations.

J’ai proposé que nous fassions régulièrement un point sur le territoire de la CALI afin d’anticiper les besoins matériels, humains ou logistiques. Mais les collectivités, les associations, les communes et le département ne pourront seules répondre aux besoins qui s’expriment déjà et s’exprimeront durant les prochains mois.

La solidarité nationale doit jouer, les multinationales continuent de verser des dividendes tandis que PME et PMi, artisans et commerçants souffrent. Les grandes fortunes s’accomodent de la crise alors que les salariés au chômage partiel se voient privés de 16% de leurs revenus et vivent avec la menace de perdre leur emploi chaque jour.

Le premier ministre, flanqué de 4 ministres est venu s’exprimer jeudi soir, pour ne rien dire.

Sur le terrain les incohérences imposées à la population depuis 8 mois ont marqué les esprits. Il y a de la tension, autour des établissemments scolaires. Les enseignants se retrouvent en première ligne face à ces incohérences.

La réalité est que rien n’a été fait pour l’Hôpital, que la deuxième vague n’a absolument pas été préparée par le ministre de l’éducation, que la question du masque, ‘inutile » en mars, obligatoire en novembre crée du trouble.

Recruter les admissibles aux concours de l’enseignement, titulariser tous les contractuels en poste depuis plus de 3 ans et les mettre à temps plein, recréer le statut de Maitre d’Internat et surveillant d’externat, pré-recruter des jeunes en master voulant devenir enseignants, organiser la formation initiale et la stagiérisation, voila ce qui aurait dû etre fait pour permettre le dédoublement des classes là ou c’est nécessaire.

Il aurait été possible d’aider les collectivité à recruter pour permettre un accueil en toute sécurité, trouver des locaux, organiser la cantine et la pause méridienne. LEs communes se sont retrouvées seules face à ces enjeux de préparation de la rentrée en septembre, et une nouvelle fois le 2 novembre.

L’emploi, dans tous les domaines est une réponse aux questions qui se posent chaque jour.

Il y aura tant à dire au sortir de cette crise. ALors que celle-ci est le pretexte, même si elle est réelle, à l’acceleration de toutes les regressions sociales et démocratiques possible et imaginable par le gouvernement.

Une chose est sure, c’est à partir des réponses concrètes aux conséquences de cette crise et à ses causes, qu’une alternative politique prendra forme et grandira. Mais on devrait en reparler très vite ici.

Publié par

slaborde

secrétaire départemental du PCF, adjoint au maire de Saint Denis de Pile et vice président de la CALI en charge de l'action sociale. Enseignant spécialisé.

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