Mon éditorial dans les Nouvelles de cette semaine :

La semaine dernière Patrick le Hyaric décrivait comment la parole réactionnaire gagne du terrain dans les consciences alors que la pauvreté s’enracine, que la « vieille peur de la misère » resurgit.

L’insécurité sociale, de vie, au travail, ne trouve aujourd’hui aucune réponse dans les politiques menées.

La poussée des idées réactionnaires, le racisme, le patriarcat, conduisent à la haine, au repli, à la peur de l’autre et à la division du salariat. Tout cela est voulu tant les tenants de l’austérité craignent une montée de l’aspiration démocratique, celle de pouvoir décider dans tous les pans de l’activité humaine. Il s’agit ainsi de l’étouffer.

Il en découle l’accession au pouvoir de gouvernements ultra-réactionnaire comme en Italie, au Brésil ou une chape de plomb menace de s’abattre sur un peuple qui vit la crise sociale et démocratique depuis trop longtemps.

Pourtant, 30 ans après la chute du mur de Berlin, le Capitalisme reste très impopulaire et la question d’autre modes de production et d’échanges fait son chemin. La conscience s’aiguise qu’il va falloir faire autrement, que nous courons à des catastrophes, que le coût du Capital pèse sur nos vies et sur la société. L’absence de perspective crédible de changement réel a contrario pèse lourdement.

L’existence dans cette société d’une force communiste, même affaiblie, capable de faire vivre en acte la démocratie en mobilisant plus de 30 000 militants sur un vote interne reste une force considérable pour tou-te-s les exploité-e-s et les dominé-e-s.

Les communistes dans leur grande majorité veulent mener la contre offensive idéologique face aux politiques d’austérité et contre la haine et le repli. C’est le même combat, contre toutes les dominations. Ils veulent être utiles au monde du travail, pour de nouvelles conquêtes, ils veulent en finir avec l’austérité et l’autoritarisme de la Ve République . Ils veulent mettre à bas un système qui broie les être humains et pille la planète.

Mais difficile est le chemin guidé par la seule volonté. Une force révolutionnaire doit aussi être cet intellectuel collectif qui procède à l’analyse concrète de situations concrètes.

Quel signal fort en France, en Europe, et partout dans le monde serait l’annonce d’un parti rassemblé, tourné vers l’offensive idéologique et des conquêtes sociales, écologiques et démocratiques nouvelles, un parti conscient des obstacles et des leviers présents dans la société, prêt à construire avec toutes celles et ceux qui le souhaitent une alternative à l’austérité pour sortir de la crise.

Une chose est certaine, le congrès du Parti Communiste sera ce que les communistes en feront. La question de la démocratie sera centrale tant sur l’avancée des travaux du congrès, que sur la nature de l’offre politique globale qui en résultera.