Ce dimanche avaient lieu en Corse les élections territoriales. Elles ont vu une nouvelle poussée de l’abstention avec quelques 13 000 électeurs en moins, et une poussée des listes nationalistes et autonomistes. Seul Jean-Luc Mélenchon s’est félicité hier soir de cette situation.

Quelques rappels sur la Corse : en juin dernier en Corse les candidats LFI et PCF n’avaient dépassé les 5% que dans une circonscription étant séparés. Ils ont fait le choix de s’allier dans l’élection d’hier dépassant les 5% mais réalisant 600 voix de moins que la liste conduite par Bucchini en 2015. Ce choix a été fait contre l’avis de Mélenchon et des dirigeants de la FI. Il s’en est suivi ce qui se produit depuis plusieurs mois à la FI, l’exclusion pure et simple, et la dissolution des groupes d’appui concernés.

La victoire des nationalistes et autonomistes

Simeoni, rentré en politique en 2005 et ancien Maire de Bastia, s’alliant alors avec la droite et Talamoni, élu depuis plus de 20 ans raflent la mise progressant de plus de 20 000 voix alors qu’ils avaient déjà remporté l’élection territoriale il y a 2 ans. Tu parles d’un dégagisme.

La droite avec les candidats d’En Marche et divers droite se maintiennent à un peu plus de 30 %… LE FN passe de 9% à 3%.

La gauche disparaît de l’assemblée de Corse, la gauche réformiste et la gauche de transformation sociale. Cela intervient dans un contexte d’explosion des inégalités en Corse, de poussée du chômage et de montée du racisme.

Disons le, même avec le soutien de JLM, cela aurait été difficile mais ça l’a été encore plus avec non seulement son refus de soutenir la liste d’union, mais en plus l’affirmation de sa préférence pour les listes autonomistes.

Sa déclaration d’hier soir se félicitant de la victoire des nationalistes témoigne des dangers et des impasses dans lesquels conduit le populisme de gauche, l’organisation hyper-centralisée, la personnalisation à outrance, l’abandon du combat de classe pour un aventureux  et gazeux « Nous », contre « eux » en toute circonstance.

Cela témoigne aussi de la nécessité de reconstruire en Corse comme partout en France une perspective de changement réel, une véritable alternative politique, avec toutes les forces politiques et citoyennes disponibles.