Nous remercions les 1021 électeurs qui nous ont accordé leur confiance lors du scrutin de dimanche. Nous avons mené une campagne sincère et offensive durant ces quelques semaines. Nous avons tenté d’apporter des réponses à des questions qui se posent sur notre territoire, l’emploi, l’accès aux services publics, à la santé, la défense des communes, la transition écologique comme moteur du développement humain, le renouvellement des pratiques politiques, l’agriculture, l’accès à l’éducation, à la culture et aux loisirs, la mobilité.
Au delà du résultat forcément décevant, nous avons semé des idées qui sont partagées très largement par nos concitoyens.
L’abstention atteint sur notre circonscription un triste record pour une élection législative. C’est la défiance vis à vis des politiques, la colère et aussi le sentiment que rien de bon ne pourrait advenir de cette élection qui a conduit l’abstention à un tel niveau. Celle-ci touche particulièrement les milieux populaires, la jeunesse, les salariés. Nous vivons une grave crise démocratique dans notre pays.

Les électrices et les électeurs ont placé la candidate d’En Marche en tête du scrutin. Elle affrontera au second tour la candidate du Fn qui bien qu’ayant perdu des milliers de voix se retrouve qualifiée. Les renoncements successifs du gouvernement précédant, tournant le dos aux aspirations populaires ces 5 dernières années ont durement pesé dans le scrutin présidentiel et législatif.

Dimanche nous devrons faire barrage au front National, ce parti de la haine et de la division du peuple de France.
Mais dès lundi nous prendrons toutes les initiatives nécessaires pour reconstruire une perspective de changement réel dans notre pays, pour rassembler dans l’unité la plus large la population, les salariés et retraités contre les attaques du nouveau gouvernement contre nos droits.

Dès cet été, le gouvernement entend casser le code du travail en procédant par ordonnances. Nous appelons dès maintenant à la mobilisation du monde du travail contre cette attaque sur nos droits sociaux. Nous nous opposerons au nouveau tour de vis annoncé sur les collectivités avec 10 milliards d’économie et la suppression sur 5 ans de 120 000 fonctionnaires.

Il doit s’engager sur notre territoire comme dans le pays, de la manière la plus large possible un grand débat populaire sur les contenus d’une politique qui réponde aux besoins et aspirations des gens à vivre mieux. Aujourd’hui la gauche est à reconstruire.

Nous attacherons dans les mois et les années qui viennent toute notre énergie pour créer les conditions pour rendre les citoyens acteurs de la construction d’une politique de véritable changement, une politique de transformation de la société associant toutes les forces disponibles dans leur diversité.