Le Capitalisme a fait son temps

Le dernier rapport de l’Oxfam révèle qu’en 2017, nous avons connu une nouvelle accélération de la surracumulation capitaliste puisque nous comptons plus de 2000 milliardaires sur toute la planète, contre près de 1800 en 2016. Tous les deux jours, un être humain franchit la barre du milliard accumulé. 42 personnes dans le monde détiennent autant que la moitié de l’Humanité la plus pauvre.Pour information en 2009, c’était 380 personnes qui détenait autant de richesse que les 50% les plus pauvres. D’après ce rapport, le 1% de la population la plus aisée s’est partagé 82% des richesses produites. La France a le record d’Europe des dividendes versés aux actionnaires, avec 44 milliards. Et elle a un des records d’Europe pour l’évasion fiscale à 80 milliards par an.

Cette réalité est désormais connue et c’est sans doute ce qui explique qu’encore aujourd’hui, Capitalisme et libéralisme soient perçus très négativement par une majorité de français. Les sommes sont colossales et il en est même difficile de faire le lien avec ces richesses et les questions qui se posent au quotidien à chacun d’entre nous. Une chose à noter et à prendre en compte, ces phases d’accumulation accélérée débouchent systématiquement sur des crises dont les conséquences sont de plus en plus graves.

Dans le libournais : mobilité et accès aux soins

Les questions de la mobilité, et de l’accès aux soins sont aujourd’hui deux questions épineuses sur notre territoire. Pour l’une, l’adoption d’un schéma de transports, pour l’autre la signature d’un contrat local de santé permettront de coordonner les actions, cibler les besoins, et mettre en oeuvre sur le territoire une politique positive en la matière.

Mais la situation de l’Hôpital public, miné par 10 ans d’austérité et des projets qui visent son démantèlement, celle de la SNCF, menée depuis 10 ans par une gestion libérale, de profit à court terme sont révélatrices de l’impasse dans laquelle les politiques menées nous mènent.

Les communistes girondins ont donc fait le choix d’aller à la rencontre des agents hospitaliers et des Ehpad d’une part, et des usagers du train, des salariés qui passent des heures dans le trajet domicile travail pour proposer une pétition, pour la relance du fret ferroviaire, pour des trains accessibles, et la réouverture de gare, pour développer le transport par bateau. la question de la mobilité démontre ç quel point les enjeux sociaux  et écologiques sont indissociables. 

Cette pétition sera adressée à la SNCF, au Préfet et au Président de la région., pour la signer, c’est ici.

Le pari de la jeunesse

Autre sujet la réforme du Bac et de l’enseignement supérieur. Le système scolaire actuel produit des inégalités sociales et territoriales, c’est une réalité. Mais ce qui est contenu dans les mesures que semble mettre en oeuvre le gouvernement instaure d’un côté un parcours scolaire « à la carte », avec des options qui seront des instruments forts de sélection, des disparités fortes entre les enseignements d’un établissement à l’autre qui induira une discrimination en direction de lycées populaires et lycées dits « d’excellence ». Ces mesures assorties à l’instauration de la sélection à l’université va à l’encontre de ce qu’imposerait l’enjeu de civilisation du partage des savoirs, de l’élévation du niveau de connaissance des nouvelles générations.

Lycéen(ne)s, enseignant(e)s et personnels non enseignants sont invités à se mettre en mouvement dès cette semaine. 

Et la gauche dans tout ça ?

Chaque jour est un nouvel épisode de l’effondrement du Parti socialiste avec chaque jour des départs. Après 40 années de domination à gauche, souvent avec une tendance hégémonique, il ne représente plus la force d’attractivité qu’il était. Des mouvements émergent et sollicitent des rencontres avec les communistes, les écologistes, et la France Insoumise. Pour ma part, je suis prêt à discuter avec toutes celles et ceux qui à gauche veulent construire une alternative à la politique menée par l’actuel président, mais aussi avec les politiques menées depuis 30 ans et qui nous ont conduites à la situation actuelle. 

Comment initier un véritable mouvement populaire pour la construction de cette alternative ? Ma conviction est que qu’il ne peut se faire que dans l’action, et en rupture avec les politiques libérales menées depuis 30 ans. Dans ce paysage politique la France Insoumise est une force qui compte. Les oukases délivrés par son leader sont de plus en plus insupportables et inaudibles, si bien qu’il devient aujourd’hui un obstacle au rassemblement des forces de transformation sociale. Je crois de toute façon que c’est effectivement dans l’action et localement que les convergences se feront dans un premier temps. Libre à chacun de s’engager dans cette démarche.