L’annonce faite aujourd’hui par la direction de Ford de ne plus investir sur le site de Blanquefort arrive de manière brutale. Il n’y a là aucun hasard, ni maladresse. C’est une manière de faire pratiquée régulièrement par les directions d’entreprise. Elle est là pour assommer.

Mais une annonce n’est pas un acte définitif, et le rassemblement le plus large doit permettre de maintenir le site de Ford en activité.

Dans l’action, les salariés, les élus, les citoyens ont déjà fait revenir Ford sur sa décision. Dans l’immédiat c’est un objectif de rassemblement et d’action qu’il faut porter nos efforts.

Plus globalement cet exemple de Ford, comme celui de Carrefour, montre l’inefficacité et le gaspillage d’argent que représente le CICE. Il n’est en rien un moteur pour l’emploi et ne sert qu’au profit des entreprises. Cette situation montre encore l’absurdité d’un monde de l’entreprise où les actionnaires sont tout puissant, recherchant des profits à court terme.

Les collectivités et l’état portent une lourde responsabilité en ayant écarté systématiquement les salariés et leurs représentants des discussions avec la direction de Ford.

Il y a urgence a donner de nouveaux droits de gestion pour les salariés, en premier celui de suspendre une telle décision tant qu’un plan alternatif n’a pas été présenté.

En tant que secrétaire départemental du PCF je souhaite apporter tout mon soutien aux salariés de Ford, et leur assure qu’ils pourront dans les jours et les semaines qui viennent compter sur la solidarité de fait des ses militants et de ses élus sur tout le territoire.