Halte au feu !

Hier encore un homme s’est rendu à une manifestation de gilets jaunes et s’est vu arracher des doigts en tentant de renvoyer une grenade de désencerclement. Combien de doigts, de mains, d’oeils, de vies mutilées va-t-on encore supporter ?

Il est temps que celles et ceux qui sont attachés à la liberté, au droit de manifester, au respect de la personne humaine se lèvent ensemble pour dénoncer cette politique qui consiste à mater une protestation en tirant sur la foule pour blesser, mutiler, éborgner.

L’ultra libéralisme est aussi ultra-autoritaire, repressif, retrograde.

Ce sont de vieilles méthodes en réalité. Elles furent utilisées face aux vignerons de l’Herault en 1907, face aux algériens qui manifestaient pour l’indépendance de l’Algérie à Paris le 17 octobre  1960, à Charonne en 1961, ce sont les voltigeurs de Pasqua en 1986 qui tuent Malik Oussekine à coups de matraque en marge d’une manifestation.

C’est une longue et triste histoire que celle du pouvoir qui réprime une protestation dans le sang au lieu de donner satisfaction.

Le pouvoir organise le désordre dans les manifestations, il l’organise pour pouvoir tirer sur la foule et blesser. Il entend ainsi dissuader des femmes et des femmes de manifester, entretenir un climat de tension, sans pour autant arrêter les vrais casseurs.

Incapable de répondre à l’exigence de justice sociale et fiscale, incapable de relever le défi démocratique, il ordonne aux forces de l’ordre qui sont épuisées depuis déjà de longues semaines de tirer en utilisant des armes capables de mutiler des femmes et des hommes.

Il doit y avoir partout dans le pays des appels en direction des préfets, des forces de l’ordre pour que cessent les violences policières, pour que les LBD et les explosifs capables d’arracher une main ne soient plus utilisés.

Les syndicats de policiers, les policiers eux mêmes doivent refuser d’utiliser ces armes, refuser d’appliquer des ordres que ne mettent que désordre et qui mettent en danger manifestants et forces de l’ordre.

La loi anti-casseurs qui restreint le droit de grève doit être abrogée.

Il doit s’ouvrir dans le pays un véritable débat, un grand débat oui, sans tabou sur le pouvoir d’achat, la jsutice sociale et fiscale, sur la sortie de la crise et de l’austérité.

Le gouvernement doit suspendre toute les réformes engagées, renoncer à la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, il doit geler les tarifs de l’eau, du gaz et de l’électricité, encadrer les loyers, augmenter les pensions de retraite, rétablir l’ISF et supprimer le CICE, ouvrir des négocations salariales.

C’est la seule issue possible.

Remplissons les cahiers de doléances partout ou cela est possible :

ici, les cahiers de l’espoir proposés par le PCF,

qui seront rendus publics le 16 mars prochain avec 10 propositions pour sortir de la crise.

Publié par

slaborde

secrétaire départemental du PCF, adjoint au maire de Saint Denis de Pile et vice président de la CALI en charge de l'action sociale. Enseignant spécialisé.

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