Intervention au Conseil National du PCF du 30 janvier 2021

Je vais évoquer rapidement 3 questions sur lesquelles l’affrontement de classe est important et sur lequel nous sommes à l’offensive et ou nous devons amplifier notre action.

Sur la vaccination. Il y a une attente très importante de la population.

Au dela des décisions gouvernementales et des choix libéraux qui sont pris, cela montre l’incapacité de notre appareil industriel a fournir des vaccins, c’est une illustration des limites qu’imposent à la société la loi du marché, la concurrence libre et non faussée, et c’est une illustration du poids de la finance sur l’ensemble de la société.

Le plan de licenciements de Sanofi est révélateur des logiques qui sous-tendent les choix économiques des grands groupes en contradiction avec l’intérêt des populations.

Cela appelle de notre part d’être a l’offensive sur cette question, et en particulier sur la question de l’argent, son utilisation et sur les droits des salariés. D’ailleurs nous sommes entendus, et les déclarations d’Axel Khan nous donnent raison et du grain à moudre.

Deuxième point sur l’éducation,

A l’initiative du parti est paru, Fabien en a parlé, un appel pour des états généraux de l’éducation.

L’école est aujourd’hui un lieu ou le gvt avance en profitant des conditions sanitaires. Elle est un terrain d’affrontement très important.

Et cela appelle justement d’être très offensif sur les propositions pour la reprise des cours, le dédoublement des classes et permettre aux lycéens et aux étudiants autant que possible de suivre leurs études avec des inégalités sociales qui s’exacerbent à l’école et se traduisent en inégalités scolaires et d’accès aux études et aux savoirs.

 

C’est je crois une initiative dont le parti et les federations doivent s’emparer car elle aborde la question de l’école en terme d’enjeu de société, de civilisation, d’élévation du niveau de connaissance d’une classe d’age, pour une école commune émancipatrice pour toutes et tous.

 

3eme point

la jeunesse est touchée de plein fouet par la crise economique, le chomage explose, et ce n’est pas fini.

La jeunesse est aujourd’hui empechée de s’engager, horizon bouché, un avenir totalement opaque. La jeunesse des quartiers populaires, la jeunesse lycéenne et étudiante.

LA JC et l’UEC sont a l’initiative, nous avions pris des decisions concernant nos orgas de jeunesse et notamment d’appuyer leurs batailles, de les rencontrer, nous devons le faire et même avoir un état des lieux.

 

De manière générale

Nous sommes rentrés dans une phase d’affrontement très important qui va se traduire dans les institutions par des contradictions qui vont s’exacerber sur le plan des politiques menées que ce soit dans les régions et les départements.

Tout cela alors que la gauche est dans un état de faiblesse très préoccupant et ou personne à gauche ne porte le niveau d’ambition en terme d’alternative politique et de contenus propres à ce que l’électorat populaire revienne à gauche pas seulement pour battre Macron, mais pour un changement de politique profond.

 

Je partage ce que disait YLP sur les causes de cet affaiblissement :

Pour se refonder, la gauche doit rompre avec le projet Terra Nova qui date d’une quinzaine d’année et qui disait en substance :

  1. L’idée que la classe ouvrière et le salariat, les categories populaires sont un frein au changement
  2. Que le liberalisme, la loi du marché, la concurrence, la reduction de la depense publique, le champs d’intervention des etats dans l’économie ne doit constituer qu’a garantir le respect de ces lois est devenu une regle indiscutable et quasi naturelle
  3. Et qu’il faut batir des majorités autour non pas des questions de classe, mais de valeurs, d’affects, ou de questions societales

 

Cela a contribué à l’affaiblissement de la gauche, en lien avec des stratégies électorales qui integrent l’abstention comme une donnée contre laquelle on ne peut rien, et c’est ce avec quoi la gauche doit rompre, et c’est cette incapacité à s’adresser à celles et ceux qui subissent les consequences de la crise et des politiques menées qui conduit au niveau auquel se trouve Le RN pour la présidentielle notamment.

 

Appeler a une candidature unique de la gauche pour battre Macron, ce n’est ,je trouve, pas au niveau de l’ambition de reconquête idéologique et politique nécessaire.

Doit exister dès maintenant une ambition de refondation de la gauche, de reconstruction sans préjuger du temps que ca prendra, et en faisant de 2022 un moment particulier.

Donc c’est je crois autour de ces questions que nous devons donner à voir le sens et l’utilité d’une candidature communiste et c’est le débat que nous devons avoir dans le Parti d’ici à la conférence nationale.

Publié par

slaborde

secrétaire départemental du PCF, adjoint au maire de Saint Denis de Pile et vice président de la CALI en charge de l'action sociale. Enseignant spécialisé.

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