Après un été désastreux pour son image, le gouvernement et le Président de la République ont fait leur rentrée ce mercredi. Le Président l’a dit et répété à nouveau : il ne lâchera rien. Après son minable « Qu’ils viennent me chercher », il remet ça après avoir passé ses vacances au fort de Brégançon sans jamais dire un mot du sort des migrants naufragés en Méditerranée.

Son image est aujourd’hui considérablement dégradée. 14% seulement des français jugent son action satisfaisante, et 80% le jugent autoritaire, les 2 tiers des français ne lui font pas confiance.

Et pourtant le forcené de l’Elysée prépare une nouveau tour de vis austéritaire.

 Voici le graphique des prévisions budgétaires trouvé dans le journal Alternatives économiques.

Pour rentrer dans le critère de plus en plus contesté des 3% de déficit et dans un contexte économique ou la croissance est en berne, le gouvernement va à nouveau supprimer des postes de fonctionnaires, réduire l’intervention de l’Etat dans les territoires. Rien pour les ménages, rien pour les salaires, rien pour les pensions : tout pour la finance.

Et ça marche ! 51 milliards versés en dividendes aux actionnaires en France, soit +23% par rapport à l’année précédente. En tête SANOFI, BNP-Paribas, TOTAL. Mais la grande distribution n’est pas en reste. On voit ou passe le CICE et la baisse du coût du travail.

Tout cet argent manque aujourd’hui à la croissance puisque le patronat français est l’un de ceux qui en Europe investit le moins dans la production, la recherche développement et la formation.

C’est le même cercle vicieux depuis 10 ans. On baisse l’impôt pour les société, on baisse le coût du travail, et les marges réalisées partent dans les dividendes. la croissance n’est alors soutenue ni par les investissements, ni par le pouvoir d’achat puisque les salaires restent sous une chape de plomb.

Le coût du Capital, sur nos vies, sur l’Hopital, sur la SNCF, sur les services publics, les solidarités, les communes ne cessent de grossir.

 

LE PCF lancera en septembre une grande campagne sur la question de la répartition des richesses et du coût du Capital, j’y reviendrai.

Macron, en grande difficulté dans l’opinion est également en grande difficulté sur le plan économique, sur le front de la croissance, de l’emploi, de la consommation. Des secteurs économiques comme celui du bâtiment et des travaux publics, les agriculteurs souffrent.

Et plutôt que d’entendre et d’infléchir une politique, il l’accélère alors que même dans le camps des libéraux, beaucoup remettent en cause l’austérité et craignent une nouvelle crise économique.

Le Président des riches entend bien poursuivre une politique, impopulaire, inefficace, violente. Et comme toujours, le tour de vis austéritaire, s’accompagnera d’un nouveau tour de vis autoritaire, d’une nouvelle re-centralisation des pouvoirs.

Face à cela, la question du pouvoir d’achat et des salaires, de la défense et du développement des services publics doivent être mis en regard des sommes colossales qui partent dans les poches de quelques-uns.C’est la question de l’utilisation des richesses produites pour l’intérêt général qui est à l’ordre du jour. Plus que jamais, l’Humain d’abord !