sante-940-390La CALI s’est doté d’une compétence sur l’attractivité médicale et et les équipements pluridisciplinaires de santé il y a maintenant 2 ans. En deux ans nous avons pu établir un diagnostic de territoire, avoir une idée assez précise des fragilités, et dégagé des pistes de travail et d’action. C’est ainsi que nous avons contribué à l’émergence de deux équipements de santé, l’un à Coutras, un centre de santé sous l’égide de l’Hôpital et porté par la mairie, l’autre à Maransin porté par le maire et deux médecins de la commune.

La maison de santé de Maransin, comme le centre de santé de Coutras sont des équipements qui renforcent l’attractivité médicale du territoire parce qu’ils offrent à de nouveaux professionnels de santé la possibilité d’exercer leur travail dans de bonnes conditions. à Maransin le projet est d’obtenir la venue d’une 3e médecin généraliste et d’un spécialiste en plus des 3 infirmières présentes, à Coutras 4 jeunes médecins se sont installés dans le centre de santé. Les jeunes médecins recherchent des conditions de travail confortables, qui leur permettent de travailler en équipe et en coopération avec des spécialistes, et d’autres professionnels de santé.

Le Nord libournais est déficitaire en personnels de santé, personne ne peut le nier, si rien n’est fait, dans 10 ans ce sera un désert médical, une nouvelle étude de l’ARS le confirme. Il est assez étonnant de constater que comme pour le centre de Coutras, les seules réticences proviennent de communes limitrophes et que comme pour Coutras, il n’y a aucune autre proposition sur la table. Et d’ailleurs ceux qui s’opposent au projet de Maransin, ne s’opposent pas à celui de Coutras et inversement… Si ce n’est pas une guerre de clochers, ça y ressemble drôlement.

Autre piste pour renforcer l’attractivité médicale de notre territoire, dégager des axes de travail en fonction des problématiques que nous rencontrons sur le territoire. Avec une population vieillissante, la prise en compte du patient âgé, de patients souffrant de plusieurs pathologies est un des enjeux qui rentre également dans le champs plus large d’une politique du maintien à domicile. La prévention en direction des publics fragiles ou à risques est au autre enjeu, tout comme une question qui est le parent pauvre de la médecine en France, c’est celle de la santé mentale : avec des habitants vieillissants, et compte tenu du nombre d’établissements sur le territoire, c’est également un sujet important.

Nous sommes aujourd’hui dans une phase de préfiguration pour l’établissement d’un contrat local de santé avec les communautés de communes voisines qui prenne en compte les problématiques réelles de notre territoire. Autrement dit, les choses avancent, et c’est aussi un élément qui identifie notre territoire comme un territoire qui évolue, et qui recherche des réponses à des questions qui touchent chacun de nous, quoi de plus universel que l’accès à la santé.