peuple-de-gauche-1748x984La multitude des candidatures à gauche en vue de l’élection présidentielle conduit tout droit à une victoire de la droite flanquée d’un Front National qui non seulement réaliserait un score historiquement haut mais ferait aux législatives une entrée massive dans l’hémicycle.

La probable candidature de Hollande, s’il gagne une primaire aux contours étriqués, est vouée à l’échec et à son élimination au premier tour de l’élection présidentielle tant sa popularité est au plus bas et tant sa politique a divisé la gauche durant ces années. 4 ans de pouvoir socialistes ont aggravé la situation de millions de travailleurs, de retraités, de familles. Le chômage continue de miner notre société, la relance économique reste un rêve lointain.

La victoire de la droite pour 5 ans, plus libérale, plus réactionnaire, plus austéritaire que jamais modifierait considérablement le visage de la France. Pourtant tout le monde semble décidé, de Lutte Ouvrière aux écologistes en passant par Mélenchon ou Montebourg, Hamon ou Lienneman à poursuivre son petit bonhomme de chemin.

La gauche sortirait laminée de cette élection, voire disparaitrait alors qu’elle ne répond plus à ce qui fait sa raison d’être. Peut être que les uns ou les autres voyant la défaite annoncée préparent le coup d’après. C’est une erreur historique, il ne faut pas sous-estimer tout ce que la droite peut détruire durant 5 ans, d’autant qu’elle dispose avec les loi Macron et El Khomri notamment, de beaucoup d’outils pour casser, libéraliser, privatiser, livrer au marchés des secteurs entiers.

Aujourd’hui, aucun des candidats annoncés, à lui seul, ne peut relever l’immense défi qui nous est posé. Plutôt que d’en appeler au ralliement, il est nécessaire d’ouvrir le véritable débat qui vaille, celui de nos convergences. Alors,  « au vue de la situation politique catastrophique » selon l’expression consacrée, il n’y a rien de plus urgent que de travailler aux conditions du rassemblement le plus large possible à gauche pour une alternative à l’austérité et à la politique menée dans notre pays depuis le début de la crise en 2008.

Cette construction ne peut se faire sans l’apport et l’engagement massif des citoyens, des salariés, de toutes celles et ceux qui aujourd’hui abordent les échéances de 2017 sans aucune perspective de changement positif pour eux, pour leur vie, pour notre pays. Il s’agit donc avec toutes les forces disponibles, tous les citoyens disponibles d’ouvrir des espaces de débat, d’échange, de confrontation et de construction collective pour une alternative de gauche à l’austérité, pour un véritable changement.

Ouvrons ensemble ces espaces, partout dans les circonscriptions, sur la toile, dans nos villes. Il n’est pas trop tard, loin de là.