Retour sur le conseil municipal et grand débat

Lors du débat d’orientation budgétaire en conseil municipal hier soir, j’ai fait état de la fragilité de la situation économique avec une croissance et une consommation en berne. EN outre, de lourdes incertitudes pèsent sur les collectivités avec les formes de compensation de la perte de la taxe d’habitation notamment.

Une politique qui plombe l’économie et ne permet pas de sortir de la crise

L’Etat se prive de recettes importantes avec son refus de rétablir l’ISF, et le CICE démontre son inefficacité à créer de l’emploi avec 40 milliards dont une grande partie servent les entreprises du CAC 40 qui ont dégagé en 2018 plus de 54 milliards de dividendes à leur actionnaires.

C’est plus que les dotation de l’Etat aux communes, montant qui s’élève à 48 milliards d’euros. LE mouvement des gilets jaunes se nourrit de ce constat et l’acceptation de l’impôt passe par l’aspiration à la justice fiscale et à la mise en oeuvre de politiques qui répondent aux besoins.

Pour autant nous poursuivons nos politiques avec deux ambitions :

Répondre aux besoins des populations en matière de cadre de vie, d’éducation, de logement, d’accès à la culture et aux loisirs, de solidarité, de prévention et de sécurité, notamment la sécurité routière, de renforcement des services publics, d’aide au commerce de proximité.

Renforcer la place de St Denis de Pile comme pole de centralité sur le territoire avec le projet de Boma, le développement de la vie associative et culturelle notamment.

L’opposition a fait le choix de ne pas évoquer ni le contexte national et européen, ni le contexte local, pas un mot ou très peu sur les prévisions budgétaires. Madame Dugourd a préféré défendre le projet de villages des marques de Coutras, dont act.

Village de marques de Coutras

Débattu en conseil communautaire la semaine dernière, le territoire est partagé sur ce projet. J’avoue mon scepticisme sur les annonces de 400 emplois et plus d’un million de visiteur. Et je dois dire que je partage les inquiétudes des élus qui estiment qu’un tel projet de commerce et de services nuirait aux commerces des centre ville, à Libourne, à St Denis, mais partout sur le territoire également.

C’est donc un sujet de débat. Certes, mais cela ne fait pas un projet municipal. Le village des marques ne verra le jour, si il voit le jour, que d’ici 5 ans minimum. En attendant, que faire ?

Le nord libournais souffre, le taux de chômage et de non qualification est très élevé et notamment chez les jeunes. Les question d’accès au droit, à la santé, de mobilité sont importantes.

La CALI oeuvre dans ce sens, répondre aux besoins et pour le développement économique. Ce n’est donc pas tout ou rien, et le devenir de ce territoire ne repose pas sur ce seul projet.

400 emplois créés, certes, mais parmi eux 280 à temps partiel, peu qualifiés et donc peu payés.Quelles retombées de tels emplois sur notre territoire étant entendu que rien ne permet d’affirmer que ces emplois seront pourvus par des habitants du territoire.

Retour sur le grand débat

Nous étions une trentaine mardi soir à St Denis à discuter autour des questionnements posés par le gouvernement. Au menu transition écologique et fiscalité.

Comment développer une politique qui réponde à l’urgence climatique dans une économie et un contexte politique soumis aux dogmes libéraux et qui contraignent les citoyens ? Il y a besoin au contraire de mettre en oeuvre des politiques qui incitent et non qui punissent celles et ceux qui veulent vivre dignement de leur travail. Développer les solutions collectives en matière de transport, et notamment le train, de marchandises et de voyageurs, aider les agriculteurs à produire de manière saine, développer des modes de production et de distribution de l’électricité qui permette de relever le défi de la sortie de l’ère carbonée d’une part et de relever le défi de l’accès à l’énergie pour toutes et tous d’autre part.

Comment ne pas voir que ces propositions sont en contradiction avec ce que fait ce gouvernement ?

S’agissant de la fiscalité, le cadre est posé : comment réduire la dépense publique ?

On ne sort pas des dogmes libéraux qui nous ont conduit à la crise et à l’austérité. Pour autant si les dépenses concernant les élus sont pointées, il y a aussi une exigence de justice fiscale, de lutte contre l’évasion fiscale notamment, une aspiration à un impôt juste ou tout le monde participe en fonction de ses moyens.

Nul ne sait aujourd’hui ce que le gouvernement fera de ce grand débat, des centaines de milliers de contributions, des près de 10 000 cahiers de doléances à disposition des citoyens dans les communes.

Je remercie à ce propos les 15 personnes qui ont bien voulu remplir le questionnaire que j’ai mis à disposition sur ce billet de blog pour collecter les demandes : c’est ici

 

 

 

Publié par

slaborde

secrétaire départemental du PCF, adjoint au maire de Saint Denis de Pile et vice président de la CALI en charge de l'action sociale. Enseignant spécialisé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *