bandeau-web-carte-de-voeux-pcf-2017-1N’est pas JF Kennedy qui veut… Le Président de la République, paraphrasant l’ancien président des USA, nous invite à nous demander chaque jour ce que nous pouvons faire pour la France. Ce serait bien que les ministres et les députés de sa majorité se posent cette question en effet. Ce serait bien que M Mulliez, M Pinaud, la famille Bolloré, Niel, Dassault et Bettencourt et d’autres encore se posent aussi cette question, elles qui font partie des plus grandes fortunes mondiales et qui continuent d’accumuler les richesses tout en licenciant, vendant des armes, pratiquant l’évasion fiscale…

Par exemple, que faire des 40 milliards du CICE qui n’ont créé pas plus de 100 000 emplois pour les experts les plus optimistes, voilà une bonne question. Que faire des 80 milliards d’évasion fiscale qui partent en fumée au lieu de servir l’intérêt de la majorité des français ? Pourquoi faire 4 milliards de cadeaux fiscaux à ceux là un supprimant tout ou partie de l’ISF ?

Alors qu’on nous dit partout en Europe ou presque qu’il faut faire des économies, les 500 plus grandes fortunes mondiales ont gagné en 2017 1000 milliards d’euros de plus que l’année dernière. Alors que des millions de fonctionnaires et de retraités gagneront moins qu’en 2017. Alors que notre pays compte 10 millions de pauvres et 6 millions de chômeurs. Tu parles d’un ruissellement.

Si l’on peut se souhaiter quelque chose pour 2018, se demander ce qui serait bon pour la France, l’Europe, le Monde, c’est se dire que nous allons reprendre les centaines de milliards d’Euros qui pèsent sur le développement de la société car ils échappent  à tout contrôle, c’est le coût du Capital qui pèse sur chacune de nos vies, notre société et notre écosystème et l’ensemble de la planète. Nous allons prendre cet argent et l’utiliser utilement dans le sens de l’intérêt général.

L’enseignant-e, l’aide soignant-e, l’infirmier-e, le médecin, le ou la gendarme, le fonctionnaire sait ce qu’il a à faire pour la France chaque jour, c’est son métier. Il en est de même pour l’ensemble des travailleurs, car chaque emploi est utile.

Si l’on peut se souhaiter quelque chose pour 2018, c’est de trouver les gestes, les paroles et les actes pour rassembler et organiser toutes celles et ceux qui subissent, s’opposent, combattent cette politique pour rouvrir dans notre pays, en Europe, une nouvelles phase de conquêtes sociales et démocratiques. Il ne s’agit pas simplement de se rallier à la parole d’un tribun, ou sous la bannière d’une organisation, mais que chacun-e à partir de nos convictions s’engage dans un mouvement plus large.

Si l’on peut souhaiter quelque chose pour la France, c’est qu’elle retrouve au plan international la voix de la paix qu’elle a longtemps été, et qu’elle cesse d’être l’alliée d’un gouvernement qui emprisonne des enfants en Palestine, qu’elle cesse de mettre sur le même plan des gouvernements légitimement élus et des milices d’extrême droite en Amérique du Sud, qu’elle devienne une voix pour le désarmement au lieu de vouloir être le meilleur élève de l’OTAN.

Qu’est-ce qui serait bon pour la France ? C’est de renouer avec ces mouvements émancipateurs pour les droits des femmes, contre le sexisme le patriarcat et les violences faites aux femmes. C’est que la France redevienne une terre d’asile pour toutes celles et ceux qui vivent la guerre, la dictature chez eux. C’est de voir revivre dans notre pays le combat contre la haine et le racisme sous toutes ses formes.

Pour cela, pour rassembler, engager ce mouvement de reconquêtes, il faut des rêves à n’en plus finir, de l’espoir et de la volonté.

Alors je souhaite à chacune et chacun d’avoir ces rêves, et qu’on trouve ensemble la force et la volonté de les réaliser.