Le weekend dernier avait lieu partout en France la collecte de la banque alimentaire, qui permet de collecter de quoi donner à celles et ceux qui se retrouvent sans rien, au moins de quoi manger. En même temps à Bordeaux se tenait le salon Emmaüs, et le congrès du Secours Populaire français. Deux grandes et belles associations de solidarités qui cherchent à rendre les hommes et les femmes qui les rejoignent acteurs et actrices des solidarités. Bravo à celles et ceux qui font vivre dans notre société cette valeur essentielle.

Les solidarités doivent être au cœur d’un projet de société alternatif à cette loi de la jungle : la loi du plus fort, celle du plus riche a fait son temps.

Si c’est une très bonne chose que des associations fassent vivre ces valeurs de partage et de fraternité, cela doit devenir aussi partie intégrante d’un projet de société qui vise l’abolition de toutes les dominations. Car ce qui nous paraît inhumain, insupportable peut très vite être combattu et disparaître.

Ces actions de solidarité, ont une très grande force politique, elles sont essentielles dans la bataille pour un changement de société, débarrassée de toutes les dominations ou le chômage, la misère et la précarité reculent. Ces initiatives créent toujours de la rencontre, du débat, du lien commun, elles font société, sans les lois du marché, ou tout s’achète et tout se vend.

Toute organisation politique qui a pour objectif et raison d’être le changement de société doit s’emparer de ces questions. Comment venir en aide aux réfugiés, aux familles expulsées de leur logement, qui ont l’eau ou l’électricité coupés, comment aider celles et ceux qui n’ont pas de quoi faire un repas chaud ? Comment permettre à tous d’avoir accès aux vacances, aux loisirs, à l’école ?

Comment faire reculer les inégalités et combattre l’injustice ? Les deux vont de paire.

L’hiver est là, ce n’est pas le froid qui tue, mais la misère, ne l’oublions jamais.