La croissance française est en berne, le chômage n’a jamais été aussi élevé avec environ 5 à 6 millions de travailleuses et de travailleurs qui ont connu une période de chômage au cours de l’année passée. La probable hausse des prix du pétrole, les signes de fragilités des groupes financiers laissent entrevoir une nouvelle crise alors que la consommation des ménages, les dépenses en investissements des collectivités sont très contraintes.

Et en même temps, la France a le record d’Europe des dividendes versés aux actionnaires. La France continue de verser le CICE aux entreprises alors que 70% des bénéfices réalisés partent déjà dans les poches des actionnaires. Rien n’est fait ou presque contre l’évasion fiscale.

C’est le résultat d’une politique au service des intérêts financiers, de celles et ceux qui ont bâti, financé, organisé l’élection du Président de la République, détenant entre autres, médias, instituts de sondages, groupes de pressions, et moyens financiers.

On apprend lundi, dans le Figaro, que des français détiendraient 300 milliards d’euros dans des paradis fiscaux.

Alors que la situation de millions de français s’est dégradée considérablement depuis 2008. Alors que le gouvernement en appelle aux retraités, aux salariés, aux jeunes, aux malades, aux chômeurs, pour leur dire qu’on ne peut plus dépenser un « pognon de dingue » pour les solidarités, les salaires, les pensions, l’accès aux soins, l’éducation, la formation, ceux qui ont fait l’élection d’Emmanuel Macron se gavent.

La grande question qui se pose aujourd’hui, y compris dans la reconstruction d’une perspective de changement réel, est double : c’est celle de la répartition des richesses produites et celle de la démocratie dans l’entreprise notamment et sur les lieux de travail.

Nous sommes dans un moment ou le capitalisme s’avère non seulement incapable de répondre aux grands défis sociaux, écologiques, civilisationnels qui se posent à l’échelle de la planète et ou partout les ultra-libéraux conduisent les peuples à des catastrophes.

C’est dire l’ampleur de la tâche à accomplir dans les mois et les années qui viennent.